Entreprise

Puis-je rompre mon contrat intérim ?

Un contrat d’intérim est une forme d’accord particulière. Elle statue sur une date de début et de fin de mission. Une période qui ne peut être écourtée par aucune des parties en cause. Comment se fait-il ? En effet, comme un CDD et à l’inverse d’un CDI, la durée d’un contrat d’intérim n’excède pas 18 mois.

Cette durée est normalement courte pour qu’une rupture de contrat soit autorisée, car cela pourrait porter préjudice aux parties concernées. Cependant dans des situations particulières, une rupture anticipée peut être initiée. De quoi s’agit-il ? Découvrez-le ici.

A lire également :

Qu’est-ce qu’un contrat d’intérim ?

Comparativement aux cdd, cdi ou contrat saisonnier, le contrat d’intérim encore appelé contrat de travail temporaire est une forme assez particulière. Elle n’engage pas que deux parties, mais trois : une entreprise utilisatrice, une entreprise de travail temporaire (ETT) et un salarié encore appelé intérimaire.

Concrètement, l’entreprise utilisatrice signe une mise à disposition auprès de l’ETT pour que celle-ci lui fournisse un ou plusieurs travailleurs intérimaires. C’est dire que l’entreprise utilisatrice n’engage pas elle-même des salariés sur le marché de travail. Souvent ce type de contrat concerne les personnes qui officient en tant qu’agent de sécurité ou agent de nettoyage.

A lire en complément :

En général, la plupart des sociétés se réfèrent à des entreprises tierces pour embaucher ces prestataires. Elles précisent à l’avance le profil recherché, les conditions de travail et la durée de la mission à exécuter.

Il faut par ailleurs spécifier que dans ce cas de figure, le contrat de mise à disposition est bien différent du contrat de mission. Le premier est signé entre l’entreprise utilisatrice et l’ETT tandis que le second concerne l’intérimaire et l’agence d’intérim. Les conditions de travail, le type de mission, la durée de la mission, la rémunération et d’autres informations importantes sont également énumérées dans cet accord.

Bien que la durée de la mission soit toujours définie à l’avance, certains contrats ne font pas mention de cela. Il s’agit des contrats à terme imprécis, qui fixent uniquement une durée minimale à respecter obligatoirement, sans pour autant préciser une date de fin précise.

Si le salarié exécute une mission pour le compte de l’entreprise utilisatrice, c’est auprès de son ETT qu’il obtient sa rémunération.

Dans quel cas les entreprises peuvent-elles proposer des contrats de travail temporaires ?

rompre mon contrat intérim

En cas de maladie, congés, ou autre événement occasionnant l’absence d’un salarié, l’entreprise peut embaucher un intérimaire pour le remplacer temporairement. Mais en aucun cas, un employeur ne peut remplacer un travailleur en grève par un intermédiaire.

Dans le cas d’une mutation au sein de l’entreprise occasionnant des vacances à certains offices, l’employeur peut décider de faire appel à un intérimaire pour pourvoir un poste libre, dans l’attente de l’entrée en fonction d’un potentiel remplaçant.

Cependant, en aucun cas, une entreprise ne doit recourir à un intérimaire, pour occuper définitivement le poste d’un travailleur qui a été, au préalable, licencié, même pour cas de faute grave. L’employeur n’a pas le droit de perpétuer l’embauche d’un intérimaire à un même poste, afin d’éviter le recrutement d’un travailleur permanent.

Si un salarié quitte une entreprise et que l’employeur prévoit de supprimer définitivement son poste, il peut embaucher un intérimaire en remplacement le temps de se fixer sur sa décision.

Par ailleurs, si l’activité de l’entreprise croît temporairement sur une période, le dirigeant peut décider de faire appel à des intérimaires pour pallier le manque d’ouvriers.

Enfin, le recours à l’intérim est aussi une possibilité pour des emplois à caractère saisonnier.

Quid de la rupture d’un contrat d’intérim ?

Il est particulièrement très difficile de rompre un contrat d’intérim avant son terme. Cependant, le droit du travail s’est statué sur ce phénomène et a prévu ce qu’on appelle rupture anticipée. Cette ouverture laissée par la législation permet par exemple à l’employeur de mettre fin à sa collaboration avec l’intérimaire lorsque celui-ci est coupable d’une faute grave. Les cas de force majeurs peuvent être également motif de rupture d’un contrat d’intérim.

Pour ceux qui ne le savent pas, la force majeure est une situation complètement imprévisible et irrésistible qui s’impose dans une entreprise et oblige le dirigeant à revoir ses engagements. Par exemple, le cas de la crise sanitaire du COVID 19 a occasionné la rupture de plusieurs contrats d’intérim et cela à juste titre, car la survie des entreprises en dépendait.

En tant que salarié, l’intérimaire a lui aussi, la possibilité d’initier une rupture de contrat anticipé. S’il est encore en période d’essai, il n’a pas besoin de justifier sa décision, cependant lorsqu’il est officiellement assigné à sa mission, il ne peut demander la rupture de contrat que s’il peut attester de la signature d’un CDI. Un temps de préavis est alors nécessaire pour que la décision soit consommée.